Baromètre des inégalités

Édition juin 2020

 

Évolution du Baromètre des inégalités et de ses quatre catégories d’indicateurs, février-mai 2020

 

FAITS SAILLANTS

  • Les inégalités de précarité économique ont atteint un pic élevé en avril, pour légèrement diminuer en mai, en particulier dû à une baisse des Demandes aide alimentaires. Les inégalités d’exclusion ont connu un sommet en mars, dû à l’emploi chez les femmes et les jeunes, mais compensé par la suite par une meilleure performance de l’emploi pour les personnes ayant récemment immigré.

  • Les inégalités de détresse ont également atteint un pic élevé en avril, pour légèrement diminuer en mai. Les inégalités de reprise ont baissé en mars – les personnes mieux nanties auraient été davantage touchées au départ que le reste de la population –  avant de plafonner à un sommet élevé en avril et mai.

  • Selon un sondage Léger exclusif commandé par l’Observatoire et conduit dans la semaine du 12 juin, 16 % de la population québécoise exprimait de la difficulté à payer leurs factures, leur loyer ou leur hypothèque en avril et 15 % en mai, comparativement à 7 % en février, soit avant le début de la crise.

  • L’inquiétude financière des femmes est largement supérieure à celle des hommes, tout comme celle des parents et des jeunes de 18 à 35 ans.

  • Le nombre de personnes qui recevrait une aide financière du gouvernement a quintuplé entre février et avril. Les jeunes et les personnes ayant un revenu de ménage inférieur à 40 000 $ sont les groupes ayant le plus bénéficié de ce soutien.

  • Selon le même sondage Léger, le nombre d’adultes en situation de détresse psychologique a plus que doublé entre février et avril 2020, pour reculer légèrement en mai. Les femmes sont considérablement plus touchées que les hommes, avec une différence de 40 points de pourcentage.

  • Les besoins d’avril en aide alimentaire représentent 15 fois celles reçues en février.

  • Le taux de chômage a connu une grande augmentation au cours de la crise, passant de 5 % en février à 8 % en mars et 18 % en avril, puis à 14 % en mai. Le taux de chômage des femmes a augmenté plus rapidement et de façon plus marquée.

  • Le taux de chômage a augmenté de manière plus importante chez les jeunes de 15 à 24 ans que chez les 25 ans et plus, étant en moyenne 1,5 fois supérieur.

  • Si le nombre d’emplois a été significativement réduit depuis le début de la crise, les emplois les plus payants ont été proportionnellement moins touchés.

 

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