Baromètre des inégalités

Édition juillet 2020

 

Évolution du Baromètre des inégalités et de ses quatre catégories d’indicateurs, février-juin 2020

 

FAITS SAILLANTS

  • Nouvelle initiative de l’Observatoire, le Baromètre des inégalités est un outil de suivi de l’évolution des inégalités au Québec depuis le début de la crise de la COVID-19. Il vise également à fournir des informations pertinentes aux décideurs vis-à-vis de certaines inégalités persistantes à plus long terme. Cette édition présente 15 indicateurs publiés mensuellement, collectés de février à juin 2020 et regroupés selon quatre types d’inégalités.

  • Les inégalités de précarité économique ont atteint un pic élevé en avril, pour diminuer légèrement en mai, puis plus fortement en juin. Les inégalités d’exclusion sociale ont connu un sommet en mars, puis à nouveau en mai, avant de diminuer légèrement en juin.

  • Les inégalités de détresse émotionnelle ont atteint un pic élevé en mai, pour diminuer fortement en juin. Les inégalités de reprise ont également atteint un sommet au mois de mai, avant d’amorcer une faible diminution en juin.

  • L’inquiétude financière des femmes est largement supérieure à celle des hommes, tout comme celle des parents et des jeunes de 18 à 35 ans comparativement au reste de la population.

  • Selon un sondage Léger exclusif commandé par l’Observatoire et conduit le 10 juillet dernier, le nombre d’adultes en situation de détresse psychologique a plus que doublé entre février et avril 2020, pour reculer légèrement en mai et beaucoup en juin. Les femmes sont considérablement plus touchées que les hommes, avec une différence de 40 points de pourcentage en mai.

  • Les personnes racisées sont plus susceptibles d’être touchées par la COVID-19, selon leur concentration par région et par arrondissements et villes de Montréal. Les personnes les mieux nanties semblent moins touchées par la COVID-19.

  • En avril, les besoins en aide alimentaire représentaient 15 fois les demandes reçues en février.

  • Le taux de chômage a connu une grande augmentation au cours de la crise, passant de 5 % en février à 8 % en mars et 18 % en avril, puis 14 % en mai, avant de redescendre à 10 % en juin. Le taux de chômage des femmes a augmenté plus rapidement et de façon plus marquée.

  • Le taux de chômage a augmenté de manière plus importante chez les jeunes de 15 à 24 ans, étant en moyenne 1,5 fois supérieur à celui des 25 ans et plus.

  • Si le nombre d’emplois a été significativement réduit depuis le début de la crise, les emplois les plus payants ont été proportionnellement moins touchés.

  • L’étude a été réalisée en partenariat avec Oxfam Québec

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