La classe moyenne québécoise : en meilleure santé que celle du reste du Canada

La taille de la classe moyenne d’une société est souvent associée à son degré de prospérité économique et à sa cohésion sociale. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a récemment publié une étude sur l’évolution des classes moyennes dans les pays développés, dans laquelle elle constate que celles-ci seraient en recul dans un bon nombre de pays.

La répartition du revenu entre les classes sociales est une donnée souvent utilisée pour mesurer les inégalités. La taille et les spécificités de la classe moyenne sont, à cet égard, des informations qui servent à mieux déterminer les écarts entre les moins nantis, la classe moyenne, et les mieux nantis. La comparaison avec d’autres sociétés permet par ailleurs de comprendre les différences économiques et les effets des politiques publiques propres à chacune.

Cette analyse présentera les caractéristiques de la classe moyenne au Québec, en plus de démontrer comment certains aspects de la définition de l’OCDE peuvent être considérés comme arbitraires, notamment parce qu’ils influencent le portrait de ce groupe auquel on réfère souvent sans nécessairement comprendre ce qu’il représente.

 

Principaux constats

  • L’OCDE définit la classe moyenne comme les personnes dont le revenu après impôts et transferts et ajusté selon la taille du ménage se situe entre 75 % et 200 % du revenu médian

  • En 2016, 43 % de la population québécoise faisait partie de la classe moyenne lorsque l’on analyse le revenu brut ajusté selon la taille du ménage, soit le même niveau que dans le reste du Canada

  • Une fois les impôts et transferts pris en compte, 61 % de la population du Québec faisait partie de la classe moyenne, contre 57 % dans le reste du Canada

  • La classe moyenne québécoise se démarque de celle du reste du Canada principalement par son niveau plus élevé d’impôts et de transferts

 

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