Les inégalités dans l'actualité

Une dette pour un don

Isabelle Porter 
Le Devoir

Les prestataires d’aide sociale peuvent désormais recevoir jusqu’à 100 $ par mois de leurs proches sans crainte de voir leur prestation réduite par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS). 

Cependant, gare à ceux qui ont reçu un don avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles, en janvier dernier : ils héritent d’une dette envers l’État et voient leur aide de dernier recours sabrée en conséquence.

C’est ce qui est arrivé à Annie*. En décembre, une agente du MTESS l’a contactée pour lui demander ses relevés de comptes bancaires de la dernière année. Elle a alors découvert que le beau-père d’Annie y déposait des montants de temps en temps. L’agente a alors étendu sa recherche aux trois années précédentes. Résultat : le ministère lui réclame aujourd’hui 5391 $ et retranche chaque mois 56 $ de son chèque.

Annie, découragée, a vu ses prestations fondre de 716 $ à 660 $. Son loyer payé (637 $), il ne lui reste que 23 $ par mois pour subsister. Selon l’Association pour la défense des droits sociaux du Québec métropolitain (ADDS), c’est tout simplement inacceptable. L’organisme a lancé la campagne « Donner c’est donner » pour dénoncer cette situation.

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