Les inégalités dans l'actualité

Le Québec, un premier de classe qui pourrait faire encore mieux

Eric Desrosiers
Le Devoir

Le système éducatif québécois fait plutôt bonne figure lorsqu’on le compare au reste du monde. Comme l’éducation n’a jamais été aussi importante pour le bien-être des individus et des sociétés, le Québec part donc de moins loin pour améliorer le sort des laissés-pour-compte.

C’est le bulletin qui note les systèmes d’éducation des pays tous les trois ans. Dévoilée mardi, l’enquête du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (PISA) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a testé les compétences et demandé l’opinion de 600 000 élèves de 15 ans dans 79 pays et économies, notamment en matière de compréhension de lecture, de sciences et de mathématiques.

L’enjeu est fondamental, a rappelé le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, et pas seulement en raison du pouvoir émancipateur de l’éducation sur les plans personnel, culturel ou politique. « Sans une solide instruction, les jeunes risquent de rester en marge de la société, incapables d’affronter les défis du monde du travail de demain, et les inégalités vont continuer de se creuser. »

Or, non seulement les pays développés font-ils moins bien dans ce classement que les provinces les plus riches de la Chine, mais leur performance stagne depuis une dizaine d’années en dépit d’une augmentation moyenne de 15 % de leurs dépenses en éducation. Pire encore, dit l’OCDE, un élève sur quatre « ne parvient pas à effectuer les tâches les plus simples en compréhension de l’écrit, ce qui signifie qu’il aura probablement du mal à réussir dans un monde de plus en plus instable et numérique », et moins d’un élève sur dix est à même de faire la différence, dans un texte, entre un fait et une opinion.

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