Les inégalités dans l'actualité

La littératie pour lutter contre la pauvreté

Hélène Roulot-Ganzmann
Le Devoir

Parmi les Québécois qui vivent de l’aide sociale, 67 % ne détiennent pas de diplôme d’études secondaires, contre 13 % dans la population en général, selon l’Enquête sociale générale de Statistique Canada. Une donnée qui ne laisse aucun doute quant à la corrélation entre pauvreté et littératie.

Plus les personnes vivent des situations de pauvreté, plus leur niveau de littératie est bas, précise Virginie Larivière, co-porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Lequel est la cause, lequel est la conséquence, c’est difficile à établir, mais il y a un lien indéniable entre les deux. »

Plusieurs éléments font en sorte que les gens se trouvent ou se retrouvent en situation de pauvreté et qu’ils y demeurent à long terme. Le fait de ne pas avoir de diplôme en fait partie, non seulement parce que les revenus issus du travail sont généralement plus faibles que dans la population des diplômés, mais aussi parce que cela ne facilite pas le transfert de connaissances du parent à l’enfant, selon le collège Frontière.

« En outre, un bon niveau de littératie permet de faire des choix éclairés, que ce soit du point de vue de ses dépenses mais aussi de sa santé et de son alimentation, ajoute Mme Larivière. Il est difficile de bien se nourrir lorsque l’on n’est pas capable de comprendre les étiquettes des produits ou le menu au restaurant. »

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